François Hollande accorde une « remise gracieuse » de peine à Jacqueline Sauvage

Hollande a accordé dimanche à Jacqueline Sauvage, condamnée à dix ans de prison pour le meurtre de son mari violent, une « remise gracieuse de sa peine d’emprisonnement » qui lui « permet deprésenter immédiatement une demande de libération conditionnelle ».

Par contre le problème reste le même: le verdict a été prononcé, et 47 ans de pure torture imposés à elle et ses enfants n’ont pas semblé être pris en compte.

APPEL À LA MOBILISATION POUR A., MEMBRE DE L’ACTION ANTIFASCISTE PARIS-BANLIEUE

Le 22 novembre dernier, une manifestation en soutien aux migrant-e-s était organisée a Paris. Interdite par la préfecture de police sous prétexte d’état d’urgence quelques jours avant, elle avait finalement pu avoir lieu grâce a la mobilisation de centaines de personnes.

Quelques jours plus tard, plusieurs dizaines de militant-e-s étaient convoqué-e-s dans un commissariat parisien. Si certain-e-s s’en sont fort heureusement sorti-e-s sans le moindre problème, A., membre de l’Action Antifasciste Paris-Banlieue, a lui été inculpé pour « participation a une manifestation interdite » et « violences sur agent ». Des accusations bidons, de l’aveu même de plusieurs policiers.

Depuis plusieurs années, de nombreux/ses membres d’organisations antifascistes, anticapitalistes, écologistes ou encore syndicales sont la cible de l’état français et victimes d’une énorme répression policière.

Parce que la solidarité est notre principale force, nous vous donnons rendez-vous le mercredi 3 février a 13h30 au tribunal de grande instance de Paris pour soutenir A. (Nous vous préciserons la chambre en début de semaine)

Action Antifasciste Paris Banlieue

Valentin libéré !

Après 134 jours, Valentin a été libéré hier. Depuis début octobre, les autorités avaient été augmenté la pression sur lui pour briser sa volonté. Il a été mis en isolement tout droit pendant six semaines et ensuite envoyée à hameln de détention pour mineurs sans préavis. Hameln est loin de nos structures ce qui rend encore plus difficile à réaliser notre solidarité travail, sans mentionner les possibilités pour les amis et la famille à lui rendre visite.

Arrestations en Italie et en Grèce suite au 1er mai à Milan

Arrestations en Italie et en Grèce suite au 1er mai à Milan

Dans la matinée du 12 novembre, une série de perquisitions a été menée dans plusieurs pays de l’UE contre des personnes soupçonnées d’avoir participé aux manifestations du 1er mai à Milan.

Nous apprenons de diverses sources (Informa-azione, Infoaut, etc) qu’une dizaine de personnes ont été arrêtées en Italie et en Grèce suite aux enquêtes menées après la manifestation du premier mai à Milan. Les policiers se basent sur des films et des relevés ADN, et l’agence Eurojust (sic) aurait été chargée de coordonner les opérations au niveau européen. 4 personnes auraient été arrêtées à Milan et une autre n’était pas présente chez elle au moment des perquisitions. On parle aussi de 5 autres personnes en contrôle judiciaire.

Selon Indymedia Athènes, des perquisitions ont eu lieu dans plusieurs lieux d’habitation, où 5 étudiants et travailleurs du quartier de Aghia Paraskevi ont été arrêtés sous le coup d’un mandat d’arrêt européen. La mairie du quartier a été occupée en solidarité avec les personnes arrêtées, et l’assemblée des habitants du quartier a fait un appel à rassemblement de solidarité. Une réunion a lieu dans les locaux de Polytechnique ce 13 novembre, tandis que le procès des 5 personnes a lieu ce même jour.L’Italie demande leur extradition.

Comme d’habitude, les journaux de la ’grande presse’ parlent d’une ’organisation internationale’ et s’étendent largement, portrait des camarades accusés en pleine page, sur leur ’dangerosité’.

Ci-dessous le communiqué de camarades de Milan, que nous traduisons en français :

L’EXPO N’EST PAS FINIE, SOLIDARITE AVEC LES CAMARADES TOUCHE-E-S PAR LA REPRESSION.

La fête est finie : après 6 mois, le grand événement est arrivé à son terminus, mais les festivités telles que les applaudissements, les embrassades et les compliments ne sont apparamment pas terminées. Les images des jeunes volontaires exploités qui font la fête au milieu des stands de foire après des mois de bénévolat difficile resteront gravées dans les têtes. Champagne et musique, le bon mix pour fuir la réalité et le futur qui les attend, une reconnaissance due à celles et ceux qui ont permis à ces messieurs de l’Expo d’économiser un max de fric.

Combien nous manqueront les articles de journaux pro-Expo, les files d’attente interminables, les gossip sur le stand du Japon et cette même phrase que l’on entendait partout dans le métro, dans les bars, dans les pars, à l’université, au travail : « Je n’ai rien réussi à voir, mais les lumières étaient super et puis il y avait plein de gens, ça valait le coût ! »

Et à présent arrive le moment de payer la note pour celles et ceux qui, ce Premier Mai, avaient décidé de ne pas suivre l’orchestre et de se rebeller en gâchant la fête de l’Expo. Les yeux du monde étaient fixés sur la capitale économique italienne et ce qui devait être la plus grande expression du modèle Renzi s’est vu obscurcir par la rage et par les émeutes qui ont secoué Milan ce jour-là.

Dix personnes, à Milan et en Grèce, ont été arrêtées sous les lourdes accusations de dévastation et pillage, résistence aggravée à personne dépositaire de l’autorité publique et pour s’être caché le visage. Cinq autres personnes sont mises en cause, mais laissées libres.

On a vu ceux qui se sont indignés en se faisant passer pour des sociologues de la révolte, ceux qui ont marché le jour suivant armés d’éponges qui trouvaient indigne que les murs de ces palais seigneuriaux soient recouverts de tags et ont se sont dressés en défense de la propriété : pour la vitrine tombée d’une banque ou une auto de luxe en flammes. Pour notre part, nous nous souvenons de la violence médiatique qui a contraint des milliers de jeunes à travailler gratuitement pour l’Expo dans l’espoir de se voir gratifier une expérience à pouvoir insérer dans leur CV. Nous nous souvenons des appels d’offre truqués, de la consommation du sol, de la farce de la nourriture pour la vie, des arrestations qui ont mené au changement des boss de l’Expo, des oeuvres inutiles comme La BreBeMi et la Tem. De tout cela, les médias et les bien-pensants n’ont pas parlé, et ils n’en parleront jamais. Tout comme ils ne parlent pas de l’attque contre l’école, de l’étouffement préventif de quatre grèves par la réquisition obligatoire, des expulsions contre les pauvres des quartiers populaires, le vide et la destruction de toute appartenance et de lien réel qui laisse les individus seuls face au monde, catapultés dans une compétition permanente entre êtres vivants qui sont tous pires les uns que les autres. Parce qu’il faut le dire : la révolte du Premier Mai est aussi existentielle, signe des temps que nous vivons.

Cette opération vise à frapper ceux qui chaque jour, au milieu de mille difficultés, cherchent avec force et courage de construire des possibilités de vie différente, d’arracher cette dignité qui est piétinée au nom du profit. A présent, notre tâche consiste à ne pas laisser seuls les camarades frappés par cette répression, de ne pas faire un pas en arrière dans les luttes que nous menons et recommencer à partir de là, parce que l’Expo n’est pas finie. Le grand événement continue à exister en tant que modèle de gouvernement et de légitimation de toutes les dégueulasseries de cette partie de la société qui siège dans les hauteurs et se distribue les charges et les opportunités en spéculant sur la peau des pauvres gens. Ce n’est pas un hasard si le préfet Tronca (le shérif de l’Expo) a été transféré à Rome dans la peau de Commissaire Spécial pour garantir le bon déroulement du Jubilée Romain, un modèle Expo à exporter pour une autre occasion à prendre d’améliorer un dispositif de contrôle et faire grossir toujours plus les poches des créatures des palais et des spéculateurs.

Les luttes ne s’arrêtent pas, et ce qui a dévasté et pillé Milan, c’est l’Expo.

Liberté pour tous et toutes !

Espagne : arrestations de militant-e-s anarchistes à Barcelone

Espagne : arrestations de militant-e-s anarchistes à Barcelone

 

CSZATYcW0AEzAAMCe matin du 28 Octobre, 2015, le mouvement anarchiste barcelonais a de nouveau été la cible de la répression d’état ordonnée par l’Audiencia Nacional (haut tribunal) mise en œuvre par la police catalane dans différents quartiers de Barcelone et Manresa. L’excuse est toujours la même, la relation présumée qu’entretiennent les détenu-e-s avec des locaux soupçonnés de participer au «terrorisme anarchiste».

L’une des personnes arrêtée est un militant syndical de la CNT-AIT. L’un des locaux visés, l’Athénée Libertaire (Ateneu Llibertari) de Sants, est le lieu de réunion de la CNT-AIT de même qu’un lieu de référence en termes de diffusion de la culture et des idées libertaires à Barcelone.

11138106_1650740648499290_8665985178136795304_nLes médias bourgeois essayent déjà de criminaliser les détenu-e-s. Ils cherchent à assimiler les termes « terrorisme » et  « anarchisme » tout en séparant, comme à leur habitude, les bons militant-e-s modéré-e-s des « autres ». Comme l’affirme la CNT-AIT de Barcelone, l’activité du syndicat anarchiste consiste à « défendre fermement la classe ouvrière, soutenant et faisant sienne la lutte de toutes les personnes détenues dans le cadre de cette opération de police ».

Ce 28 octobre, c’est la police qui s’est livrée à une opération terroriste. Rentrant de force au domicile et enlevant plusieurscompagnon.ne.s, travailleurs/ses, précaires, chômeuses/rs et habitants des quartiers populaires de Barcelone et Manresa. Voilà le vrai terrorisme, dont le but est d’imposer la peur à tous les gens se battent pour un monde plus juste, et de les punir ceux et celles qui se battent pour cet idéal.

ABC Fest 3 en soutien à Valentin

 

 

 

ABC Fest 3 en soutien à Valentin les info ici http://valentin.blogsport.de/

Vendredi 30 octobre 19h :

Atelier d’écriture de lettres aux prisonnier.es
+
Bouffe Vegan /// Prix libre

Samedi 31 octobre

16h : discussion sur les solutions à apporter contre la répression

21h : Concert /// Prix libre

Missratched (anarchopunk / Lyon)
missratched.dawapunk.net/

Bandini (Hardcore / Arles)

Escrow (surf’n’roll /Mars)

Dimanche 1er novembre

21h Concert /// prix libre

P.R.S.O! (hardcore / Serbie)
https://www.facebook.com/PRSOxHCxSo?ref=ts&fref=ts&__mref=message_bubble

Pestartz (hardcore / Serbie)
https://www.facebook.com/pestarztxhc?ref=ts&fref=ts&__mref=message_bubble

Pas de Sexisme / Machisme / Racisme / Homophobie
le Violent Dancing se fera ailleurs aussi!
abcint

Dix ans pour notre camarade Alexandr, vingt ans pour le cinéaste Oleg Sentsov, sous couvert de « terrorisme » ! Leur crime ? Le refus de toutes les mafias et de tous les impérialismes — y compris celui de l’État russe — qui ruinent l’Ukraine. L’État russe vient de condamner Alexandr Koltchenko à 10 ans d’emprisonnement et Oleg Sentsov à 20 ans de la même peine. L’accusation de « terrorisme » qui a servi à couvrir cette ignoble décision d’un tribunal qui exécute les ordres du pouvoir politique russe n’a aucun fondement. Depuis plusieurs mois, nos organisations ont lancé une campagne pour informer de la situation faite notamment à A. Koltchenko, connu en Crimée pour ses engagements antifascistes, syndicaux, anarchistes, écologistes. Nous soutenons bien entendu aussi le cinéaste O. Sentsov et toutes celles et tous ceux qui sont victimes de la répression du régime de Poutine. Alexandr Koltchenko et Oleg Sentsov sont condamnés à des années de camps de travail parce qu’ils luttent contre l’oppression exercée par l’État russe ; tant sur le territoire russe qu’en Crimée, celle-ci est inadmissible et nous saluons celles et ceux qui résistent. A. Koltchenko est étudiant et militant syndical ; il travaillait aussi comme postier, en parallèle de ses études. Il défend activement, par sa pratique, le droit de s’organiser librement, le droit de créer et faire vivre des organisations associatives, syndicales, écologistes ou politiques. Il fait partie des hommes et des femmes qui luttent contre l’extrême droite, qu’elle soit ukrainienne, russe ou autre. Parce qu’il lutte contre la corruption et pour l’égalité des droits entre tous et toutes, A. Koltchenko, est la cible des clans oligarchiques, en Russie, en Ukraine. A. Koltchenko milite pour le droit de chaque peuple à décider de son avenir. JPEG – 266.3 ko A travers A. Koltchenko, ce sont les libertés démocratiques de tous et toutes que nous défendons. Notre démarche, comme celle d’A. Koltchenko, s’oppose donc à celles et ceux qui veulent restreindre ces libertés. Nous exigeons la libération d’A. Koltchenko et du cinéaste ukrainien O. Sentsov. Pour la libération immédiate d’Alexandr Koltchenko, d’Oleg Sentsov et pour les libertés démocratiques dans tous les pays, nous appelons à amplifier la solidarité internationale afin de dénoncer leur enlèvement et leur détention par les autorités russes, exiger leur libération immédiate, et pour que le gouvernement ukrainien revendique explicitement leur libération. Nos organisations se réuniront prochainement pour décider des nouvelles actions à mener en France, pour obtenir la libération des prisonnier-es politiques de l’État russe ; nous sommes en lien avec des mouvements de nombreux autres pays : c’est une campagne internationale que nous menons, pour la liberté de nos camarades et contre le terrorisme d’État du pouvoir politique russe.

Dix ans pour notre camarade Alexandr, vingt ans pour le cinéaste Oleg Sentsov, sous couvert de « terrorisme » ! Leur crime ? Le refus de toutes les mafias et de tous les impérialismes — y compris celui de l’État russe — qui ruinent l’Ukraine.

L’État russe vient de condamner Alexandr Koltchenko à 10 ans d’emprisonnement et Oleg Sentsov à 20 ans de la même peine. L’accusation de « terrorisme » qui a servi à couvrir cette ignoble décision d’un tribunal qui exécute les ordres du pouvoir politique russe n’a aucun fondement.

Depuis plusieurs mois, nos organisations ont lancé une campagne pour informer de la situation faite notamment à A. Koltchenko, connu en Crimée pour ses engagements antifascistes, syndicaux, anarchistes, écologistes. Nous soutenons bien entendu aussi le cinéaste O. Sentsov et toutes celles et tous ceux qui sont victimes de la répression du régime de Poutine.

Alexandr Koltchenko et Oleg Sentsov sont condamnés à des années de camps de travail parce qu’ils luttent contre l’oppression exercée par l’État russe ; tant sur le territoire russe qu’en Crimée, celle-ci est inadmissible et nous saluons celles et ceux qui résistent.

  • A. Koltchenko est étudiant et militant syndical ; il travaillait aussi comme postier, en parallèle de ses études. Il défend activement, par sa pratique, le droit de s’organiser librement, le droit de créer et faire vivre des organisations associatives, syndicales, écologistes ou politiques.
  • Il fait partie des hommes et des femmes qui luttent contre l’extrême droite, qu’elle soit ukrainienne, russe ou autre.
  • Parce qu’il lutte contre la corruption et pour l’égalité des droits entre tous et toutes, A. Koltchenko, est la cible des clans oligarchiques, en Russie, en Ukraine.
  • A. Koltchenko milite pour le droit de chaque peuple à décider de son avenir.
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A travers A. Koltchenko, ce sont les libertés démocratiques de tous et toutes que nous défendons. Notre démarche, comme celle d’A. Koltchenko, s’oppose donc à celles et ceux qui veulent restreindre ces libertés. Nous exigeons la libération d’A. Koltchenko et du cinéaste ukrainien O. Sentsov.

Pour la libération immédiate d’Alexandr Koltchenko, d’Oleg Sentsov et pour les libertés démocratiques dans tous les pays, nous appelons à amplifier la solidarité internationale afin de dénoncer leur enlèvement et leur détention par les autorités russes, exiger leur libération immédiate, et pour que le gouvernement ukrainien revendique explicitement leur libération.

Nos organisations se réuniront prochainement pour décider des nouvelles actions à mener en France, pour obtenir la libération des prisonnier-es politiques de l’État russe ; nous sommes en lien avec des mouvements de nombreux autres pays : c’est une campagne internationale que nous menons, pour la liberté de nos camarades et contre le terrorisme d’État du pouvoir politique russe.