François Hollande accorde une « remise gracieuse » de peine à Jacqueline Sauvage

Hollande a accordé dimanche à Jacqueline Sauvage, condamnée à dix ans de prison pour le meurtre de son mari violent, une « remise gracieuse de sa peine d’emprisonnement » qui lui « permet deprésenter immédiatement une demande de libération conditionnelle ».

Par contre le problème reste le même: le verdict a été prononcé, et 47 ans de pure torture imposés à elle et ses enfants n’ont pas semblé être pris en compte.

APPEL À LA MOBILISATION POUR A., MEMBRE DE L’ACTION ANTIFASCISTE PARIS-BANLIEUE

Le 22 novembre dernier, une manifestation en soutien aux migrant-e-s était organisée a Paris. Interdite par la préfecture de police sous prétexte d’état d’urgence quelques jours avant, elle avait finalement pu avoir lieu grâce a la mobilisation de centaines de personnes.

Quelques jours plus tard, plusieurs dizaines de militant-e-s étaient convoqué-e-s dans un commissariat parisien. Si certain-e-s s’en sont fort heureusement sorti-e-s sans le moindre problème, A., membre de l’Action Antifasciste Paris-Banlieue, a lui été inculpé pour « participation a une manifestation interdite » et « violences sur agent ». Des accusations bidons, de l’aveu même de plusieurs policiers.

Depuis plusieurs années, de nombreux/ses membres d’organisations antifascistes, anticapitalistes, écologistes ou encore syndicales sont la cible de l’état français et victimes d’une énorme répression policière.

Parce que la solidarité est notre principale force, nous vous donnons rendez-vous le mercredi 3 février a 13h30 au tribunal de grande instance de Paris pour soutenir A. (Nous vous préciserons la chambre en début de semaine)

Action Antifasciste Paris Banlieue

Espagne : arrestations de militant-e-s anarchistes à Barcelone

Espagne : arrestations de militant-e-s anarchistes à Barcelone

 

CSZATYcW0AEzAAMCe matin du 28 Octobre, 2015, le mouvement anarchiste barcelonais a de nouveau été la cible de la répression d’état ordonnée par l’Audiencia Nacional (haut tribunal) mise en œuvre par la police catalane dans différents quartiers de Barcelone et Manresa. L’excuse est toujours la même, la relation présumée qu’entretiennent les détenu-e-s avec des locaux soupçonnés de participer au «terrorisme anarchiste».

L’une des personnes arrêtée est un militant syndical de la CNT-AIT. L’un des locaux visés, l’Athénée Libertaire (Ateneu Llibertari) de Sants, est le lieu de réunion de la CNT-AIT de même qu’un lieu de référence en termes de diffusion de la culture et des idées libertaires à Barcelone.

11138106_1650740648499290_8665985178136795304_nLes médias bourgeois essayent déjà de criminaliser les détenu-e-s. Ils cherchent à assimiler les termes « terrorisme » et  « anarchisme » tout en séparant, comme à leur habitude, les bons militant-e-s modéré-e-s des « autres ». Comme l’affirme la CNT-AIT de Barcelone, l’activité du syndicat anarchiste consiste à « défendre fermement la classe ouvrière, soutenant et faisant sienne la lutte de toutes les personnes détenues dans le cadre de cette opération de police ».

Ce 28 octobre, c’est la police qui s’est livrée à une opération terroriste. Rentrant de force au domicile et enlevant plusieurscompagnon.ne.s, travailleurs/ses, précaires, chômeuses/rs et habitants des quartiers populaires de Barcelone et Manresa. Voilà le vrai terrorisme, dont le but est d’imposer la peur à tous les gens se battent pour un monde plus juste, et de les punir ceux et celles qui se battent pour cet idéal.

ABC Fest 3 en soutien à Valentin

 

 

 

ABC Fest 3 en soutien à Valentin les info ici http://valentin.blogsport.de/

Vendredi 30 octobre 19h :

Atelier d’écriture de lettres aux prisonnier.es
+
Bouffe Vegan /// Prix libre

Samedi 31 octobre

16h : discussion sur les solutions à apporter contre la répression

21h : Concert /// Prix libre

Missratched (anarchopunk / Lyon)
missratched.dawapunk.net/

Bandini (Hardcore / Arles)

Escrow (surf’n’roll /Mars)

Dimanche 1er novembre

21h Concert /// prix libre

P.R.S.O! (hardcore / Serbie)
https://www.facebook.com/PRSOxHCxSo?ref=ts&fref=ts&__mref=message_bubble

Pestartz (hardcore / Serbie)
https://www.facebook.com/pestarztxhc?ref=ts&fref=ts&__mref=message_bubble

Pas de Sexisme / Machisme / Racisme / Homophobie
le Violent Dancing se fera ailleurs aussi!
abcint

Dix ans pour notre camarade Alexandr, vingt ans pour le cinéaste Oleg Sentsov, sous couvert de « terrorisme » ! Leur crime ? Le refus de toutes les mafias et de tous les impérialismes — y compris celui de l’État russe — qui ruinent l’Ukraine. L’État russe vient de condamner Alexandr Koltchenko à 10 ans d’emprisonnement et Oleg Sentsov à 20 ans de la même peine. L’accusation de « terrorisme » qui a servi à couvrir cette ignoble décision d’un tribunal qui exécute les ordres du pouvoir politique russe n’a aucun fondement. Depuis plusieurs mois, nos organisations ont lancé une campagne pour informer de la situation faite notamment à A. Koltchenko, connu en Crimée pour ses engagements antifascistes, syndicaux, anarchistes, écologistes. Nous soutenons bien entendu aussi le cinéaste O. Sentsov et toutes celles et tous ceux qui sont victimes de la répression du régime de Poutine. Alexandr Koltchenko et Oleg Sentsov sont condamnés à des années de camps de travail parce qu’ils luttent contre l’oppression exercée par l’État russe ; tant sur le territoire russe qu’en Crimée, celle-ci est inadmissible et nous saluons celles et ceux qui résistent. A. Koltchenko est étudiant et militant syndical ; il travaillait aussi comme postier, en parallèle de ses études. Il défend activement, par sa pratique, le droit de s’organiser librement, le droit de créer et faire vivre des organisations associatives, syndicales, écologistes ou politiques. Il fait partie des hommes et des femmes qui luttent contre l’extrême droite, qu’elle soit ukrainienne, russe ou autre. Parce qu’il lutte contre la corruption et pour l’égalité des droits entre tous et toutes, A. Koltchenko, est la cible des clans oligarchiques, en Russie, en Ukraine. A. Koltchenko milite pour le droit de chaque peuple à décider de son avenir. JPEG – 266.3 ko A travers A. Koltchenko, ce sont les libertés démocratiques de tous et toutes que nous défendons. Notre démarche, comme celle d’A. Koltchenko, s’oppose donc à celles et ceux qui veulent restreindre ces libertés. Nous exigeons la libération d’A. Koltchenko et du cinéaste ukrainien O. Sentsov. Pour la libération immédiate d’Alexandr Koltchenko, d’Oleg Sentsov et pour les libertés démocratiques dans tous les pays, nous appelons à amplifier la solidarité internationale afin de dénoncer leur enlèvement et leur détention par les autorités russes, exiger leur libération immédiate, et pour que le gouvernement ukrainien revendique explicitement leur libération. Nos organisations se réuniront prochainement pour décider des nouvelles actions à mener en France, pour obtenir la libération des prisonnier-es politiques de l’État russe ; nous sommes en lien avec des mouvements de nombreux autres pays : c’est une campagne internationale que nous menons, pour la liberté de nos camarades et contre le terrorisme d’État du pouvoir politique russe.

Dix ans pour notre camarade Alexandr, vingt ans pour le cinéaste Oleg Sentsov, sous couvert de « terrorisme » ! Leur crime ? Le refus de toutes les mafias et de tous les impérialismes — y compris celui de l’État russe — qui ruinent l’Ukraine.

L’État russe vient de condamner Alexandr Koltchenko à 10 ans d’emprisonnement et Oleg Sentsov à 20 ans de la même peine. L’accusation de « terrorisme » qui a servi à couvrir cette ignoble décision d’un tribunal qui exécute les ordres du pouvoir politique russe n’a aucun fondement.

Depuis plusieurs mois, nos organisations ont lancé une campagne pour informer de la situation faite notamment à A. Koltchenko, connu en Crimée pour ses engagements antifascistes, syndicaux, anarchistes, écologistes. Nous soutenons bien entendu aussi le cinéaste O. Sentsov et toutes celles et tous ceux qui sont victimes de la répression du régime de Poutine.

Alexandr Koltchenko et Oleg Sentsov sont condamnés à des années de camps de travail parce qu’ils luttent contre l’oppression exercée par l’État russe ; tant sur le territoire russe qu’en Crimée, celle-ci est inadmissible et nous saluons celles et ceux qui résistent.

  • A. Koltchenko est étudiant et militant syndical ; il travaillait aussi comme postier, en parallèle de ses études. Il défend activement, par sa pratique, le droit de s’organiser librement, le droit de créer et faire vivre des organisations associatives, syndicales, écologistes ou politiques.
  • Il fait partie des hommes et des femmes qui luttent contre l’extrême droite, qu’elle soit ukrainienne, russe ou autre.
  • Parce qu’il lutte contre la corruption et pour l’égalité des droits entre tous et toutes, A. Koltchenko, est la cible des clans oligarchiques, en Russie, en Ukraine.
  • A. Koltchenko milite pour le droit de chaque peuple à décider de son avenir.
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A travers A. Koltchenko, ce sont les libertés démocratiques de tous et toutes que nous défendons. Notre démarche, comme celle d’A. Koltchenko, s’oppose donc à celles et ceux qui veulent restreindre ces libertés. Nous exigeons la libération d’A. Koltchenko et du cinéaste ukrainien O. Sentsov.

Pour la libération immédiate d’Alexandr Koltchenko, d’Oleg Sentsov et pour les libertés démocratiques dans tous les pays, nous appelons à amplifier la solidarité internationale afin de dénoncer leur enlèvement et leur détention par les autorités russes, exiger leur libération immédiate, et pour que le gouvernement ukrainien revendique explicitement leur libération.

Nos organisations se réuniront prochainement pour décider des nouvelles actions à mener en France, pour obtenir la libération des prisonnier-es politiques de l’État russe ; nous sommes en lien avec des mouvements de nombreux autres pays : c’est une campagne internationale que nous menons, pour la liberté de nos camarades et contre le terrorisme d’État du pouvoir politique russe.

Sergi condamné à 3 ans de prison.

La Cour suprême a levé la peine de Sergi, antifasciste arrêté le 12 octobre 2011 à Barcelone, à trois ans.

Trois ans de prison est la peine infligée par la Cour suprême à Sergi, augmentant la phrase initiale de deux ans d’emprisonnement prononcée par la Cour provinciale de Barcelone en novembre 2014. Peine infligée pour son implication dans une manifestation antifasciste dans laquelle il protestait aux portes d’un concert néo-nazi organisé par la Démocratie nationale le 12 octobre 2011 à Barcelone.

Sergi a été déclaré coupable de blessures au crime aggravé de haine idéologique, contradictoire quand les néo-nazis sont d’une idéologie qui promeut la haine et la discrimination dans nos rues. Le plaignant, Alejandro Fernandez Ruiz, est un néo-nazi connu de Sabadell, activiste et promoteur de Casal PxC Tramuntana; un fasciste avec un casier judiciaire pour agression à des mouvements alternatifs.

Nous considérons cette sentence comme un procès politique. Un nouveau cas de répression contre lequel nous nous battons et nous nous organisons. Sergi est reconnu coupable d’être un antifasciste et de participer à une manifestation pour empêcher la glorification du nazisme, qui a eu lieu avec la permissivité des institutions et de la police à Barcelone.

Ainsi, nous voyons comment l’appareil répressif de l’Etat, le capital et le pouvoir en place n’ont de cesse de réprimer et emprisonner ceux qui luttent. Nous l’avons vu lors des arrestations de la grève générale du 29 mars 2012 et le 14 novembre avec le camarade Alfon, qui doit purger sa peine de quatre ans suite à un montage de la police; nous l’avons vu avec les inculpés de Aturem au Parlement, avec les détenus et opprimés de la révolte Can Vias, avec les anarchistes arrêtés lors des opérations Pandora et Piñata, et continuerons de nous opposer à ce système cruel et inhumain,et avec tous ceux qui luttent contre la misère et le pouvoir.

Malgré les adversités, nous avons une chose très claire: la répression ne nous arrêtes pas, ni les réprimés, ni ceux qui ont commencé à lutter ou ceux qui luttent déjà depuis des années.

Maintenant plus que jamais, nous devons rester unis dans la lutte antifasciste et anticapitaliste, pour les emprisonnés et ceux qui le seront, avec la force de tous pour une véritable transformation sociale. L’emprisonnement n’est pas un événement isolé, mais une partie des dérive répressives contre les personnes qui protestent, matérialisée avec des mesures comme la Ley Mordaza, qui implique des peines de prison substantielle.

En bref l’application de la peine de trois ans par la Cour provinciale de Barcelone, sera effective. Nous exigeons la suspension de l’entrée en prison de notre compagnon Sergi jusqu’à la résolution positive de ce problème. Nous exigeons la liberté de toutes les personnes emprisonnées pour avoir lutté.

Maintenant plus que jamais nous avons besoin des expressions de soutien et de solidarité pour éviter l’emprisonnement de notre compagnon antifasciste, Sergi. La diffusion de l’affaire et la campagne ‪#‎SergiLlibertat‬, la solidarité dans la coopération quotidienne et économique sont les outils dont nous disposons pour retarder l’entrée en prison de ce qu’ils considèrent comme un nouveau prisonnier politique.

ETRE ANTIFASCISTE N’EST PAS UN CRIME!

Interview de Joël depuis sa prison

Joel is an antifascist prisoner in Sweden. In July 2014, he was sentenced to five and a half years in prison for attempted murder, violent disorder, and carrying an illegal weapon. The sentence followed a collective defense against a Nazi attack on an antifascist demonstration in Stockholm. The interview was conducted in the fall of 2014. Explanatory notes have been added.

You were sentenced in connection with an antifascist demonstration in Kärrtorp, a suburb of Stockholm, in December 2013. Can you tell us about that day?

During the weeks before the demonstration, there had been trouble in Kärrtorp and the neighboring suburbs. The Swedish Resistance Movement (Svenska motståndsrörelsen, SMR) had tried to establish itself in the area. They went through the usual Nazi routine of spraying swastikas on the local school and attacking people who have no place in the world they envision – in some cases with knives.

I’m not sure, but I think Network Line 17 already existed before the demonstration. In any case, it was this network that organized it.1 There were indications that Nazis might show up to disrupt the event, but when I checked in with people in the morning it seemed that everything was going to be fine. Since there was a solidarity benefit for an imprisoned antifascist the same night, I thought I would only stop by the demonstration for a short while before heading into town to help prepare the evening event. When I got to Kärrtorp with a few friends, we were about ten minutes late.

Five minutes later, the Nazis came.2 We saw them from about 200 yards away. Everything became very chaotic; we weren’t prepared and spread out across the square. We also had very little to defend ourselves with. The Nazis began to shower us with bottles. It didn’t seem to matter to them that there were many children and pensioners among us. They advanced onto the square while we retreated.

One of the strongest memories I have from that day is a policewoman standing between us and the Nazis and then suddenly running away. When I read the police report later, I understood that she went to get her helmet because of all the flying bottles, but at the time it felt like this was going to get really dangerous, even life-threatening. Everyone knows how happy SMR members are to use their knives.3

Once the initial confusion was over, we managed to gather and start a counterattack. We stopped the Nazis’ advance but that was not good enough. A front line formed. The police didn’t have a clue what was going on and beat us at least as hard as the Nazis. It was still chaotic, but now we were at least coordinated. We pushed back the Nazis further, and this is when I first saw one of them with a knife. I started heading towards him but lost sight. Meanwhile, the Nazis tried to regain ground. There were serious skirmishes and I saw another Nazi with a knife. If, at that point, the Nazis had gotten the upper hand and one of us had fallen to the ground, it could have been fatal. That’s when the Nazi closest to us got stabbed.

A number of demonstrators who had first left the square now returned. With their help, we managed to push the Nazis from the square to the adjacent bus station, then past some buildings out into the forest. More police arrived only when we were already at the bus station. I had hurt my knee in the melee and didn’t go with the others. Soon, the police shielded off the Nazis and protected them.4 I waited for my friends to return to the square, then I went, as planned, into town to help prepare the evening event.

You said that it wasn’t “good enough” to stop the Nazis’ advance. What do you mean by that?

It is important to understand that the Nazis came to attack us. They didn’t come to have a counter-rally, as they claim. Had it been up to them, they would have chased everyone from the square and, ideally, hurt some folks in the process. The attack was not just about preventing people from taking a stand against them, it was also about propaganda. The goal was to prevent any resistance to their recruitment efforts in the area and to use the action itself as a recruitment tool. Anyone who doesn’t understand this, chooses to ignore reality. Kärrtorp isn’t unique, that’s how it works everywhere. If we don’t fight on the streets, where are we going to fight?

I’m digressing, but it’s really important to point out how crucial it was to not only stop them but to chase them out of Kärrtorp. If you want their activities to end, this is needed.

You also mentioned that everyone knows how happy SMR members are to use their knives. Can you give examples?

The readiness of SMR members to use knives is well documented. About a year before the Kärrtorp attack, a person was stabbed to death by SMR members in Vallentuna, just outside of Stockholm. Only a few days before the Kärrtorp attack, someone was severely injured just a few suburbs away. And at least one of the people who murdered the union activist Björn Söderberg (rest in peace) was connected to SMR.5 There are more examples, but these should suffice. SMR tries to attract people – mostly young ones – with revolutionary romanticism and a sense of community that builds more on violence than ideology.

When did you get arrested?

About a week later. I was picking up my son from school.

It seems that you’ve been active in Sweden’s antifascist movement for quite some time. Can you tell us a little about this?

I grew up in Linköping during the 1980s and ’90s. Just like in the rest of Sweden and Europe, Nazis were on the rise. In Sweden, the “Laser Man” wreaked havoc, and the band Ultima Thule topped the charts.6Linköping was strongly affected by this. It was a center for the production of White Power music and several leaders of the different Nazi organizations that existed in Sweden at the time were living in or around the town.

I was born in Chile, so I have personally experienced the everyday racism that still exists in Sweden. When I was little, I was physically attacked by Nazis. Once I got older, I started to fight back and defend myself. I realized that this made things much easier for me.

When I was 13 years old, I started going to hardcore punk shows. At the time, the hardcore punk scene was much more political than today. At a gig in 1995, someone asked me if I wanted to travel with him to Denmark to protest a march celebrating the German Nazi Rudolf Hess. I didn’t hesitate a second.

It was during this trip that I really embraced antifascism. I hadn’t known that there was a real antifascist movement out there. Everything in Denmark seemed so organized. There were lots of people from all ages at the demonstration, and this didn’t change even when we got into skirmishes with the police trying to keep us away from the Nazis. You could call it an initiating experience. It took some time before I got organized myself, but it was during this trip that I really understood that I was an antifascist.

Was the antifascist movement in Denmark better organized at the time than in Sweden? Has this changed?

I can’t really say how well antifascists were organized in other parts of Sweden at the time, but in Linköping there was no organization at all, or at least you didn’t notice it. In the late 1990s, however, an extraparliamentary left developed in Linköping as well.

I don’t want to go into details regarding antifascist organizing in Sweden, but once I had gotten involved myself, I noticed that things were really progressing. All aspects improved: research, recruitment, infrastructure. We only dropped the ball in one respect, and that was tactics. While the Nazis experimented successfully with new forms of politics, we didn’t make that leap.

Is the far right a big danger in Sweden? What does the movement look like today?

That depends on how you define the far right. The Sweden Democrats are now the country’s third biggest party. I reckon that is a big threat.7 It seems that the political situation in Sweden mirrors that in the rest of Europe. Far-right parties are gaining ground everywhere.

With respect to Nazi organizations, there is little risk that they will enter parliament.8 But Nazis will always pose a physical threat to anyone fighting them. Whenever Nazis are left alone, they grow. This is evident if you look at what has happened in Sweden during the last ten years: in towns where antifascists were strong, Nazis pretty much had to abandon their efforts. Those who deny that connection don’t know what they are talking about.

Antifascist activism can sometimes feel tough and unrewarding, but in a town like Örebro, for example, where Nazis were very active just a few years ago, there is now basically no activity at all. Other towns where militant struggle on the street has brought results are Linköping and Gothenburg. For different reasons, Stockholm is a difficult town to work in, but even there Nazis have been pushed back several times.

Internationally, Sweden is still seen as an open and liberal country. How does this go together with the far-right currents that you’re describing?

I think that whenever Nazis go from talk to action, that is, when they kill immigrants or rob banks, it is usually swept under the carpet. And whenever this is not possible – for example in the case of Malexander9 or Kärrtorp – the politicians make a big media circus out of it, full of condemnation and outrage. So either Nazis aren’t seen as a problem, or, when they are, the politicians give the impression that they will take care of it.

What are the perspectives for the country’s left?

I assume you mean the extraparliamentary left. Not sure if I’m the right person to ask since I’ll be out of the game for some time, but I think there needs to be better collaboration between different leftist groups and we need to establish more common goals.

Can you give examples for such goals?

I think we should be active in the areas that concern us all, especially in those where the underclass is attacked most heavily – this concerns, for example, the privatization of council flats or precarious labor relations. I also think that it is important to engage in small projects where you can actually experience victories and see that it’s possible to change things. That’s crucial for our morale. A good example was the campaign against JobbJakt.

What was it about?

JobbJakt is a website offering jobs. Some years ago, they wanted to introduce a bidding feature where the person ready to do the job for the lowest wage would get it. So, say, someone wants his bathroom redone, and then one person offers to do it for 150 crowns an hour, another for 100 crowns, etc. This is clearly wage dumping and hostile to the working class. It was important for us not to let such practices take root in Sweden and so we campaigned against the website – successfully.

You’ve been stressing the importance of organization in political work. Can you elaborate on this?

The importance of organization speaks for itself. If we do things together we are stronger. How exactly we are organized is secondary. It can be in a band, a union, a militant group, a pacifist group, a cultural center, a social center, a publishing house, a bookshop, or whatever. It doesn’t need to be die-hard activism either. But it’s important that organizing doesn’t stop with your own project. We need to make use of our movement’s diversity. Networks and umbrella organizations are important. At this point, the extraparliamentary left hardly feels like a movement at all.

What is your personal situation like? As a prisoner, what kind of support do you consider most important?

Right now, I’m at the prison in Kumla waiting for an evaluation. Kumla is a “Class 1 Prison” in Sweden, that is, a maximum security facility. Once the evaluation is done, I will probably be transferred to another maximum security facility.10

Support? I’d be very happy if more people got active and, especially, organized.

Some final words?

Let me quote Madball: “Times are changing for the worse / Gotta keep a positive outlook / Growing up in such violent times / Have some faith and you’ll get by.”

If you want to send mail to Joel, please check the current address at the Facebook page “Free Joel”.

  1. The Network Line 17 (Nätverket Linje 17) is a network of community groups along the southern end of Stockholm’s subway line 17. []
  2. There were about thirty SMR members involved in the attack. []
  3. During the attack, there were only about handful of police officers present. Reinforcements took several minutes to arrive. []
  4. Twenty-eight SMR members were arrested. So far, sixteen have gone to court, seven of whom have been sentenced. The highest sentence so far has been eight months in prison for violent disorder. []
  5. On September 21, 2012, Joakim Karlsson was murdered in Vallentuna. On December 7, 2013, Fidel Ogu was severely injured in Hökarängen. On October 12, 1999, Björn Söderberg was killed outside his apartment in Sätra in southern Stockholm. []
  6. From August 1991 to January 1992, the “Laser Man” John Ausonius killed one person, the Iranian student Jimmy Ranjbar, and severely injured ten more in a series of shootings targeting people he considered “foreign” (in the beginning, Ausonius used a rifle with a laser sight, hence the name). Ultima Thule was a popular Swedish rock band with ties to the neo-Nazi milieu. []
  7. At the 2014 parliamentary elections, the far-right Sweden Democrats (Sverigedemokraterna) received 12.86% of the vote. []
  8. The Party of the Swedes (Svenskarnas parti), which until recently was called the National Socialist Front (Nationalsocialistisk front), also participated in the elections. It received 0.07% of the vote. []
  9. On May 28, 1999, two policemen were shot dead by neo-Nazis in the small town of Malexander in southern Sweden following a bank robbery. []
  10. Shortly after the completion of this interview, Joel was moved to the maximum security prison of Tidaholm. For updates, please see the Facebook page “Free Joel”. []

FREE Valentin

Contre les nazis et la répression- Liberté pour Valentin !

Le 1er juillet 2015, on s’écrasait contre la porte d’une colocation de camarades brêmois pour la troisième fois. Pareil que les deux fois auparavant, des commandos spéciaux cagoulés ont pris d’assaut l’appartement. Différent de jusqu’à présent, ils n’ont pas bouleversé l’ameublement pour chercher des indices, mais ils ont lancé un mandat d’arrêt contre notre camarade. Son nom est Valentin.

On lui reproche d’avoir participé aux affrontements au « Verdener Eck » après le match de foot de Werder Bremen contre Hamburger SV. Ce jour-là des nazi-hools brêmois ont attaqué un groupe d’ultras antifascistes de Brême. Il y avait un affrontement fort. Même-si cet incident avait lieu après un jeu de foot et même-si des fans de foot ont été concernés, il ne s’agit pas d’une bagarre de foot. L’acte de violence a une dimension politique. Les hooligans ont attaqué les ultras, parce qu’ils les ont classé dans la catégorie antifasciste.

Valent, depuis son arrestation, se trouve en détention provisoire. La police de Brême l’a présenté comme « suspect principal » pendant une conférence de presse du 2e juillet 2015. On lui reproche blessure grave et atteinte forte à l’ordre public. La police a expliqué sans équivoque vouloir faire un exemple de lui.
La situation est dégueulasse. On est solidairement près de notre ami, camarade et frère Valentin. On fera tout pour être avec lui et lui donner le soutien et l’aide dont il a besoin.

Pour le soutenir sur le plan financier, on a ouvert un compte où verser les dons. Participez aux dons, on est tous adressés. Laissez-le sentir votre solidarité en lui écrivant. On a établi une boîte postale dont l’adresse se trouve à la fin du texte. Soyez attentifs de ce que vous y écrivez. Faites attention au contenu et à l’indication de l’expéditeur, il se peut que la police lira en même temps.

Compte où verser les dons :
Rote Hilfe e.V. Ortsgruppe Bremen
IBAN: DE71 2001 0020 0481 9122 06
BIC: PBNKDEFF
Postbank Hamburg
Référence: Freiheit für Valentin
(Svp mettez en tout cas la référence)

Adresse de la boîte postale:
Infoladen Bremen
C/O Valentin
St-Pauli-Str. 10-12
28203 Bremen

La colère et la rage se transforment en résistance !

www.valentin.blogsport.deval

EBBA et RICHARD sont libéréEs !!!

EBBA et RICHARD sont libéréEs !!!

Les activistes, incarcéréEs pour des incendies et pour des actions de libération animale contre l’industrie de la fourrure en Suède, sont enfin libre !!!
Toute notre solidarité vers Karl, toujours emprisonné. N’hésitez pas à lui écrire !

Karl Häggroth,
Box 3112,
200 22 Malmö,
SWEDEN.

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