Lettre Ouverte à la directrice de Fleury Mérogis

Damien Camélio, enfermé pour des actions durant la loi Travail, est enfermé 22h sur 24h dans sa cellule, sans activité et sa compagne n’a toujours pas reçu de permis de visite ! Sa compagne a écrit cette lettre pour alerter sur ces conditions de détention et pour enfin recevoir un permis de visite. Liberté pour Damien ! Feu aux prisons !

En juin 2016, vous alertiez dans une lettre adressée au préfet de l’Essonne et au directeur interrégional des services pénitentiaires de Paris; des conditions de vie des détenus de la maison d’arrêt de Fleury-Mérogis.  Alerte largement relayée par les médias. Principalement , vous dénonciez une surpopulation importante entrainant des tensions entre détenus et des rapports plus tendus entre ceux-ci et les gardiens.
Je me permets de vous alerter sur le fonctionnement de votre administration sous votre responsabilité en tant que chef d’établissement. En effet, je n’ai toujours pas mon permis de visite pour voir mon compagnon Damien Camélio, incarcéré sous le numéro d’écrou 432 888.


La demande est renvoyée complète depuis le 03/02 avec l’extrait de casier judiciaire exigé, accentuant le temps d’obtention du permis initialement demandé le 22/01.

Je reste à ce jour dans l’attente du permis bien que vous ayez tous les documents depuis 2 semaines. Mon dernier contact téléphonique date du 20/02 avec le service réservation parloir, qui confirme que mon permis n’est pas validé.

De votre expérience du milieu carcéral, vous ne pouvez ignorer qu’une personne emprisonnée a besoin de la visite de ses proches, cette attente pouvant se révéler une torture psychologique avec pour résultat des tensions inévitables.  Ou plutôt, si simplement évitables si l’on laissait ce droit fondamental au détenu de voir ses proches. J’attire votre attention sur le fait que mon compagnon après  deux mois et demi d’incarcération n’a pas d’activités malgré ses demandes, situation le maintenant en cellule 22h sur 24, sans aucun parloir hormis son avocate. Conditions proches du mitard.
Si la surpopulation peut expliquer une difficulté d’accession aux activités, elle n’explique pas pourquoi des détenus n’ont droit à aucune d’entre elles. Ni pourquoi des détenus sont privés de voir leurs proches, sans permis au-delà du délai de 7 à 10 jours d’obtention ,avec pour effet des conditions identiques à une mesure disciplinaire de privations des parloirs.

Laisser un commentaire